Dernière mise à jour le août 11, 2026 par Dante Alexandru
Je vais être honnête : je n’étais pas forcément très convaincu par Splatoon Raiders au départ.
L’idée de prendre l’univers de Splatoon pour en faire une aventure principalement solo, avec une formule de shooter-looter à la Borderlands ou Destiny, ça pouvait vraiment fonctionner… mais ça pouvait aussi complètement dénaturer ce qui fait le charme de la licence.
Et finalement, après avoir joué au jeu pendant plusieurs heures, je dois bien l’avouer : j’avais complètement tort d’être aussi sceptique.
Splatoon Raiders est une excellente surprise. Le jeu réussit à reprendre les bases de Splatoon tout en proposant quelque chose de suffisamment différent pour ne pas donner l’impression de simplement jouer à un Splatoon 4 avec une campagne solo plus importante.
Alors oui, tout n’est pas parfait, notamment au niveau de la direction artistique, mais franchement, le gameplay m’a complètement convaincu.
Une histoire sympathique, mais pas vraiment mémorable
L’aventure nous emmène dans l’archipel Spirhalite, où les Tridenfer, que l’on connaît déjà depuis Splatoon 3, vont se retrouver après un accident.
On incarne le pilote qui les accompagnait et, forcément, on va rapidement devoir explorer les différentes îles pour comprendre ce qui se passe et surtout récupérer suffisamment de ressources pour avancer.
Le scénario va donc nous faire découvrir petit à petit les secrets de l’archipel et le comportement assez étrange des Salmonoïdes.
Mais soyons clairs : ce n’est vraiment pas pour son histoire que je conseillerais Splatoon Raiders.
Les personnages sont sympathiques, les Tridenfer apportent pas mal de personnalité à l’aventure et certaines scènes sont plutôt cool, notamment pendant les combats de boss.
Mais l’histoire en elle-même ne m’a pas particulièrement marqué.
Et finalement, ce n’est pas très grave, parce que le véritable intérêt du jeu est clairement ailleurs.
Des niveaux qui changent constamment
Ce qui m’a vraiment surpris dans Raiders, c’est la variété des niveaux.
On n’est pas simplement face à une campagne où l’on avance de manière complètement linéaire en tirant sur tout ce qui bouge.
Le jeu propose plusieurs types d’activités.
On retrouve des niveaux assez classiques où il faut simplement atteindre une destination tout en affrontant les ennemis sur notre chemin. On a également des zones plus ouvertes dans lesquelles on peut prendre son temps pour récupérer des ressources.
Et puis il y a les fameux donjons, avec plusieurs étages, des ennemis à éliminer dans un temps limité et généralement un mini-boss à la fin.
À côté de ça, on retrouve également des défis avec un équipement imposé.
Et franchement, c’est cette variété qui empêche le jeu de devenir répétitif.
Certains niveaux peuvent être terminés en quelques minutes alors que d’autres vont nous demander beaucoup plus de temps parce qu’on va vouloir récupérer un maximum de ressources.
Et forcément, avec le système de progression derrière, on finit toujours par avoir une bonne raison de faire « encore un petit niveau ».
Vous savez, le fameux « allez, celui-là et j’arrête » qui finit par se transformer en deux heures supplémentaires.
Voilà exactement l’effet que Raiders a eu sur moi.
Le meilleur gameplay de la série ?
Je pense sincèrement que oui.
Et c’est probablement le plus gros compliment que je puisse faire au jeu.
Splatoon a toujours eu un gameplay particulièrement agréable, mais Raiders ajoute une vraie dimension RPG qui fonctionne beaucoup mieux que ce que j’imaginais.
On dispose de plusieurs types de réservoirs qui vont complètement modifier notre façon de jouer.
Le premier est davantage basé sur la mobilité et la vitesse, le deuxième permet de jouer beaucoup plus agressivement avec de gros dégâts au corps-à-corps, tandis que le troisième propose une approche plus tactique avec notamment des tourelles.
Et là, j’ai vraiment accroché.
Parce qu’on n’a pas simplement trois équipements avec des statistiques différentes. On peut réellement choisir une façon de jouer.
Personnellement, j’ai rapidement eu mes préférences et j’ai commencé à construire mon équipement autour de celles-ci.
Les armes, les gadgets et les différents équipements peuvent être améliorés, et on récupère régulièrement du nouveau matériel avec des statistiques différentes.
C’est très proche de ce qu’on peut retrouver dans un Borderlands : on récupère une arme, on regarde ses statistiques, on compare avec celle qu’on utilise actuellement et on se demande si ça vaut le coup de changer.
Et évidemment, plus on avance, plus notre personnage devient puissant.
C’est très simple comme principe, mais ça fonctionne terriblement bien.
Même quand on perd un niveau, on a toujours cette impression d’avoir progressé.
On récupère des ressources, on améliore quelque chose, on change son équipement et on revient tenter notre chance.
C’est exactement ce genre de boucle qui peut rendre un jeu complètement addictif.
Une aventure qui peut facilement vous occuper longtemps
Pour terminer l’histoire principale, il ne faudra pas forcément passer 30 ou 40 heures devant le jeu.
En revanche, si vous avez envie de tout faire, la durée de vie augmente rapidement.
Les niveaux supplémentaires, les défis plus difficiles et surtout la recherche du meilleur équipement donnent envie de continuer après avoir vu le générique.
Et la difficulté augmente également progressivement.
À certains moments, j’ai clairement senti que mon équipement commençait à être trop faible et qu’il fallait que je retourne récupérer quelques ressources avant de continuer.
Et là encore, ça fonctionne plutôt bien parce que le jeu ne donne pas vraiment l’impression de nous forcer à farmer.
On le fait naturellement parce qu’on veut améliorer notre personnage.
C’est aussi possible de faire toute l’aventure en solo ou en coopération jusqu’à quatre joueurs, ce qui peut évidemment rendre certaines sessions encore plus amusantes.
Mais pourquoi c’est aussi peu coloré ?
Il y a quand même un gros problème avec Splatoon Raiders : son esthétique.
Et c’est assez bizarre à dire pour un jeu Splatoon.
La licence est connue pour ses couleurs, ses décors complètement fous et son univers ultra dynamique.
Raiders prend une direction totalement différente.
L’archipel Spirhalite est beaucoup plus sombre, délavé et abandonné. Je comprends parfaitement pourquoi Nintendo a fait ce choix avec le contexte de l’histoire, mais en tant que joueur, je trouve ça quand même dommage.
Certains environnements sont réussis et il y a suffisamment de variété pour éviter d’avoir l’impression de traverser constamment la même zone, mais je n’ai jamais eu le même émerveillement que devant certains décors de Splatoon 3.
Et techniquement, je suis également un peu déçu.
Pour un jeu pensé spécifiquement pour la Nintendo Switch 2, je m’attendais à prendre une petite claque.
Ce n’est pas moche, loin de là. Le jeu est propre, fluide et agréable à regarder, mais on reste finalement assez proche de ce que Splatoon 3 peut déjà proposer sur Switch 2.
J’aurais aimé que Nintendo profite davantage de la puissance de la console.
Heureusement, pendant les combats, la lisibilité est vraiment excellente.
Et ça, c’est important parce que certaines situations peuvent rapidement devenir complètement chaotiques à l’écran.
Malgré tout ce qui se passe, on comprend généralement d’où viennent les attaques et pourquoi on vient de prendre des dégâts.
Et quand on meurt, on sait généralement ce qu’on a mal fait.
Verdict
Splatoon Raiders est clairement une excellente surprise.
Je partais avec pas mal de réserves et je me retrouve finalement à avoir envie d’en voir davantage.
Ce n’est pas son scénario qui restera dans les mémoires et sa direction artistique manque clairement des couleurs qui font normalement l’identité de Splatoon.
Mais pour tout le reste, Nintendo a fait un très bon travail.
Le gameplay est excellent, les différents types de niveaux permettent de ne jamais vraiment tomber dans la routine, le système de progression est addictif et les possibilités de personnalisation donnent réellement envie de tester différentes façons de jouer.
Surtout, Raiders montre qu’il est possible de faire évoluer Splatoon sans forcément faire un nouvel épisode compétitif.
Et maintenant, j’espère vraiment que Nintendo va continuer à alimenter cette formule.
Parce qu’avec de nouvelles zones, de nouvelles armes, de nouveaux équipements et pourquoi pas du contenu supplémentaire, Splatoon Raiders pourrait facilement devenir bien plus qu’un simple spin-off.
Et après avoir joué au jeu, je serais clairement partant pour revoir cette formule dans un prochain épisode.